
Il n’existe pas de réponse unique et durable à la question « Quel est le plus grand data center du monde ? ». Un campus peut être premier par sa surface foncière, sa surface bâtie, ses salles informatiques, sa puissance électrique, son nombre de baies ou sa capacité cible à terme. Ces mesures ne sont pas interchangeables, et de nombreux classements mélangent des sites en exploitation avec des projets encore planifiés.
Cette comparaison a été vérifiée pour la dernière fois le 24 août 2026. Chaque chiffre conserve le périmètre défini par l’opérateur ou l’autorité publique et précise s’il concerne un site en exploitation, une phase achevée ou un objectif. Les données manquantes ne sont pas estimées.
Quatre distinctions sont indispensables avant de qualifier un site de « plus grand » :
Les exemples suivants sont utiles parce que leurs opérateurs ou des autorités publiques publient des données d’échelle. Ils ne forment toutefois pas un classement parfaitement comparable.
Ces chiffres figurent parmi les plus grands publiés directement par un opérateur, mais ils ne signifient pas que 2,62 millions de m² de salles informatiques sont aujourd’hui en service. L’opérateur distingue la surface bâtie totale de la surface planifiée pour les salles de data center.
Le chiffre souvent repris de 10,7 millions de pieds carrés décrit un vaste parc d’information et n’est pas confirmé comme surface de salles informatiques en exploitation dans la publication actuelle de l’opérateur. Il ne suffit donc pas pour désigner ce site comme le plus grand data center du monde sans préciser le critère.
L’ancienne description de 663 000 m² présentait une proposition antérieure comme une surface dédiée déjà achevée. Le dossier officiel indique un total planifié inférieur et une surface construite nettement plus petite au lancement de la troisième phase.
Il s’agit du campus de Las Vegas. Ses chiffres ne doivent pas être confondus avec l’objectif à terme, beaucoup plus élevé, du campus Tahoe Reno de Switch.
Tahoe Reno montre pourquoi le statut doit apparaître dans tout classement. L’objectif à terme est bien supérieur à la capacité annoncée lors de l’ouverture du premier bâtiment.
Kolos a été présenté comme un campus de 600 000 m² et 1 GW, mais il n’a jamais été construit. HIVE Blockchain Technologies a déclaré avoir revendu la filiale Kolos Norway à la collectivité locale le 10 mai 2021, les conditions de développement n’ayant pas été respectées. Ce projet relève de l’historique, pas d’un classement des data centers en exploitation. Voir la déclaration déposée auprès de la SEC.
Un simple « top 10 » peut sembler précis tout en comparant des réalités différentes. Runze publie la surface du parc et la surface bâtie totale à côté d’une surface planifiée pour les salles informatiques. China Telecom décrit actuellement le site de Mongolie-Intérieure par une catégorie de puissance de l’ordre de 100 MW, sans surface directement comparable. Switch publie à la fois des chiffres d’ouverture et des objectifs à terme plus élevés pour des campus distincts.
Les chiffres de puissance exigent la même rigueur. Le MW est une unité de puissance, pas une consommation annuelle. Un site peut publier la capacité du raccordement, la puissance contractée, la charge informatique critique ou la capacité déjà alimentée. Ces valeurs peuvent différer. L’énergie annuelle doit être exprimée en MWh ou en TWh avec une période définie.
Le statut du projet peut changer complètement la réponse. Un campus annoncé peut être retardé, réduit, vendu ou annulé. Kolos montre pourquoi une capacité annoncée ne doit pas rester dans un classement opérationnel après l’abandon du projet.
La taille seule ne détermine pas l’impact environnemental. Le taux d’utilisation, l’efficacité du matériel, le refroidissement, le climat, le mix électrique, la redondance et les charges de travail comptent aussi. L’Agence internationale de l’énergie estime que les data centers ont consommé environ 415 TWh d’électricité en 2024, soit près de 1,5 % de la consommation mondiale. Sa mise à jour de 2026 estime 485 TWh en 2025 et une projection centrale proche de 950 TWh en 2030.
Les chiffres relatifs à l’eau dépendent également du périmètre comptable. L’eau utilisée sur site pour le refroidissement et celle utilisée pour produire l’électricité sont deux mesures différentes, et le climat local modifie les besoins. Le rapport 2024 du Lawrence Berkeley National Laboratory sur l’énergie des data centers aux États-Unis fournit une méthode et des scénarios nationaux. Un même chiffre quotidien ne doit pas être appliqué à tous les sites hyperscale.
Hivenet utilise des parcours d’infrastructure propres à chaque produit, plutôt qu’un modèle unique appliqué à tous les services. Les pages d’architecture actuelles décrivent des services soutenus par Policloud et par l’infrastructure adaptée à chaque produit. La performance environnementale doit être évaluée selon le produit, la charge de travail, la région, la référence choisie, la redondance, le mix électrique et les exclusions déclarées. Consultez le fonctionnement de Hivenet et la méthode de Hivenet en matière de durabilité pour connaître le périmètre et les hypothèses actuels.
Il n’existe pas de réponse fiable tant que la « surface » n’est pas définie. Parmi les chiffres directs examinés ici, Runze publie des totaux de campus et de bâtiments particulièrement élevés, mais une partie de la surface informatique est planifiée. La surface foncière, la surface bâtie totale et les salles informatiques en exploitation doivent être classées séparément.
Il faut distinguer la charge informatique en exploitation de la capacité de raccordement, de la puissance contractée et de l’objectif final. Switch annonce actuellement jusqu’à 850 MW pour le campus Tahoe Reno à terme, mais cet objectif ne correspond pas à la capacité disponible aujourd’hui.
China Telecom inclut le site de Mongolie-Intérieure dans son portefeuille actuel de parcs AIDC de l’ordre de 100 MW. Sa présentation de mars 2026 ne confirme pas l’ancien chiffre de 10,7 millions de pieds carrés comme surface informatique en service et ne désigne pas le parc comme numéro un mondial selon un critère comparable.
La Virginie du Nord réunit une forte densité de fibre, des marchés établis du cloud et de la colocation, une proximité avec de grands axes réseau et une forte concentration d’installations électriques. L’AIE estime que près de la moitié de la capacité américaine se concentre dans cinq pôles régionaux. Un classement par ville dépend toutefois des limites géographiques et du critère choisi : nombre de sites, surface ou puissance.
Les sources et les statuts ont été vérifiés le 24 août 2026. Les projets et les capacités publiées évoluent vite ; la date de la source et le statut du projet doivent toujours accompagner le chiffre.
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